21 juillet 2010
Les Gaydailles
Club Soda, 21h30

(514) 845-2322

22 juillet 2010
Bistrot L'Ange Cornu
L'Assomption, 21h00

(450) 589-7701

23 juillet 2010
Les Gaydailles
Club Soda, 21h30

(514) 845-2322

24 juillet 2010
Les Gaydailles
Club Soda, 21h30

(514) 845-2322

 






















 

C’est avec plaisir que les adeptes de Guillaume Wagner retrouvent dans le sketch du «semeur de doute» ce «p’tit vite» cinglant, direct, charismatique qui a l’envergure des grands de l’humour. On aime l’entendre rire de ceux qui remettent en question son hétérosexualité. On aime qu’il joue sur les ambiguïtés, qu’il s’insurge contre les gais et contre les hétéros, qu’il soit cet avocat du diable de la soirée.

- Claudia Larochelle, Rue Frontenac

Comment conquérir son public? En l’éliminant. Et bien qu’elle soit appliquée par un blanc-bec de 26 ans, la méthode Guillaume Wagner a fait ses preuves dimanche soir au Studio Juste pour rire. Insurgé, une ébauche de one man show présentée dans la série «60 minutes avec…» du Zoofest, est assurément la prémisse d’une belle carrière en humour.

Belle et longue, en autant qu’il existe un public aussi cynique et amer que lui pour l’applaudir et comprendre son humour noir foncé.

«Je n’ai pas l’humour qui rend heureux. Vous allez arriver au même niveau d’amertume que moi. Ce n’est pas vrai que je vais vivre ça tout seul!», lance l’insurgé, après avoir suggéré aux matantes, intellos et jeunes filles prépubères-fans-des-humoristes-danseurs-imitateurs d’accent de quitter la salle…

Armé d’un micro et de la dégaine propre aux stand-up américains, Guillaume Wagner tire sur tout avec toute la fougue propre à un jeune fou de la vingtaine. Un style parfait pour une petite salle comme le Studio JPR, moins pour une grande comme le St-Denis. Parce qu’avec la jeunesse et l’intelligence, qualité que possède vraisemblablement Wagner pour faire des constats aussi crus de la société, les nuances viennent en option.

Guillaume Wagner tire sur tout avec toute la fougue de sa jeunesse.  Photo courtoisie JPR

Tout est blanc ou noir dans son univers et ses réflexions. Je n’ai rien contre. À vrai dire, j’aime beaucoup, compte tenu que la plupart des discours (même des humoristes) tendent vers la rectitude politique. Il n’y a rien de bien audacieux à braver à coups de blagues Earl Jones ou Vincent Lacroix ou les prêtres pédophiles. N’empêche que, parfois, pour faire réfléchir son public, après l’avoir provoqué, il faut un peu de chaleur, une touche d’espoir. Car on adhère difficilement à un message qui sent la frustration (comme lock-outée, je sais de quoi je parle!). Mais Guillaume Wagner a 26 ans. Seulement.

Le baveux n’oublie personne dans son laïus, de Gino Chouinard à Marie-Mai aux ados qui vénèrent les pimps en passant par la religion, les journalistes, le couple, les homophobes, Madonna, les handicapés et même… Fredérick DeGranpré! C’est donc parce qu’il tire sur tous qu’on peut rire librement.

Bref, outre l’impressionnante facilité avec laquelle il joue sur scène, la force de Guillaume Wagner reste son audace. L’audace… de ne pas chercher à plaire à tout prix pour faire rire. En souhaitant que même si l’âge le fait gagner en nuances et en subtilité, il n’altérera pas sa personnalité.

- Pascale Lévesque, Rue Frontenac

“Plusieurs surprises durant la première partie du gala où les petits nouveaux ont été préférés aux valeurs sûres; pensons à l’ovation monstre qui a suivi le numéro d’ouverture de Guillaume Wagner qui, à son premier gala, a fait fureur. Le jeune humoriste totalement bidonnant avec sa gestuelle et son parler d’hyperactif a assurément donné un nouveau sens à tous les gestes quotidiens, des salutations aux postillons.”

- Crystelle Jobin-Gagnon, Journal de Québec

“Fraîchement sorti de l’École Nationale de l’Humour, Guillaume Wagner a agréablement surpris par sa vivacité et son sens aigü de l’observation. Son imagination déjante parfois un peu loin, mais cela promet, et pour très bientôt.”

- Steve Bergeron, Grand rire de Sherbrooke, La tribune

“... il était fort bien entouré hier soir, à commencer par Guillaume Wagner, un diplômé de l’École Nationale de l’Humour en 2006, dont l’énergie nous fait penser à un certain Louis-José Houde. Les mimiques de l’humoriste, imitant tantôt une femme qui se regarde dans le miroir, tantôt ses propres pleurs, sont particulièrement amusantes. Mais c’est son numéro sur les tics des journalistes télévisés qui nous a vraiment fait pisser de rire, peut-être parce qu’on y a reconnu les traits de plusieurs collègues.”

- David Patry , Best of des mercredis juste pour rire ,
Journal de Montréal